Bioclip : Belchior (1946-2017)

Belchior (2004)
Belchior (2004)

Ce post s’adresse peut être davantage aux amateurs étrangers de musique brésiliennes, qu’aux Brésiliens eux même.
Belchior est un des artistes les plus importants de la scène des années 70s, mais aussi l’un des moins connus hors du Brésil.
Le manque de succès populaire à partir des années 80s, décennie durant laquelle il enregistra encore 4 ou 5 albums, le fit doucement oublier.
En réalité, « Auto-retrato », de 1999, est son véritable dernier album.

En 2007, il décida de disparaître volontairement, laissant sa femmes et ses biens.
Et avec Geraldo Vandre, il était devenu sujet de plaisanterie pas bien méchante du genre : « Offre tel somme pour qui retrouvera Belchior ». Le chanteur à la moustache touffue, allait s’abriter chez des amis, des fans, des instituts caritatifs, menant une vie de bohème, avant qu’on ne le retrouve en Uruguai vers 2009. Car en réalité, l’impact des succès obtenus dans les années 70, faisait de Belchior, un personnage attachant, mais aussi que les brésiliens étaient loin d’avoir oublié.

"Alucinaçao" (Belchior)-1976
« Alucinaçao » (Belchior)-1976

Auteur de chansons narratives, engagées sur divers fronts, Belchior composaient des titres dont certaines structures et harmonies n’avaient rien de simple.
Malgré tout, à partir de 1976, et son album « Alucinação », il fut reconnu comme l’un des artistes les plus importants de sa génération.
« Alucinação », qui comportait Como nossos pais, Apenas um rapaz latino américano, ou Velha roupa colorida, représentait ce mélange pop très emprunt du sertão du Nordeste comme Fagner, Ednardo, Rodger Rogério, ou Teti, Cirino, groupe de compositeurs que l’on appelait la « Bande du Céara », un peu comme le « Clube da esquina » du Minas Gerais.

En 1971, il se rendit à Rio de Janeiro et se fit connaître par Na Hora do almoço, popularisé par Jorge Melo et Jorge Teles, et en 1972 avec Mucuripe, composition en collaboration avec Fagner, qu’Elis Regina décida d’inclure à son répertoire, tout comme Sérgio Ricardo. Mais c’est bien sûr l’interprétation éclatante et viscérale de Como Nossos Pais de la chanteuse, qu’elle reprit sur l’album « Falso brilhante »  restera la marque la plus forte du compositeur. A cette époque, Erasmo Carlos enregistrait Paralelo dans son album « Bandos dos contantes », tandis que Roberto Carlos s’emparait de Vela de Mucuripe.

Même s’il promettait un nouvel album en espagnol depuis un certain temps, il resta sans produire, et c’est en avril dernier que l’on apprit son décès à Santa Cruz, dans le Rio Grande do Sul. Une opportunité pour redécouvrir son œuvre, connue ou plus obscure, et indispensable pour ceux qui veulent avoir un panorama complet des grands compositeurs de cette époque.


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