Fleetwood Mac, le répertoire compense le reste

Le nouveau linup du Fleetwood Mac (photo internet)
Le nouveau linup du Fleetwood Mac (photo internet)

Et donc oui, en Belgique nous avons un des festivals les plus fameux de la planète… A la base, ils étaient deux, un dans les pleines du village de Torhout, l’autre, dans les champs de patate de Wechter. Et c’est encore ému que je me rappelle avoir couvert en 1984, mon premier festival pour ma revue avec à l’affiche, The Alarm, U2, Simple Minds, Nona Hendrixx, Joe Jackson, Lou Reed, et l’un ou l’autre qui m’échappent.

Joe Jackson, Wechter, 1984 (photo Daniel Achedjian)
Joe Jackson, Wechter, 1984 (photo Daniel Achedjian)

Pas mal non ? Un an avant le premier rock in Rio, à Rio ! Tout à fait par hasard, samedi dernier, Wechter organisait presque sans publicité une journée de jeunes groupes anglais, avec, pour attirer un peu de monde, The Pretenders et Fleetwood Mac…Là aussi… pas mal non ? Et quand je précise sans publicité dans mon pays de onze millions d’habitants, ce ne fut pas moins de 100.000 personnes dans une ambiance où même l’odeur d’herbe de Provence était absente. Les groupes anglais nous ont donné une belle rasade de rock mélodique qui n’était pas sans rappeler Big Country, mais il fallu Chryssie Hynde et ses Pretenders, tous 60 ans bien tassés, pour les renvoyer à leur cours de rattrapage du b-a ba du rock. The Pretenders fait partie des exemples qui ont gardé cette fameuse dignité, sans pour autant avoir dix numéros un dans leur valise.
Par contre pour les enfants de Mick Fleetwood, le batteur aux yeux hallucinés, on sentait que la montée à vélo dans la côté ascendante était parfois pénible. Mick Fleetwood qui fonda en 1967, le groupe avec le toujours présent bassiste John Mc Vie, le grand guitariste Peter Green, et Christine Perfect (future Mc Vie) dans un registre très blues rock, joue toujours avec cette euphorie du batteur qui remplace Ringo Star pour un soir. John Mc Vie, lui, joue en pilote automatique, et les deux demoiselles soufflent le chaud et le froid. Christine Mc Vie n’a rien perdu de son plaisir à taper sur son clavier, ayant gardé sa voix basse intacte, tandis que la belle gypsy Stevie Nicks, qui a un peu abusé de l’acide botulique, détourne les lignes mélodiques à son avantage, mais pas au nôtre. Mais Fleetwood Mac, ce n’est pas A-ha ou The Human league.

Mick Fleetwood
Le tenancier d’un groupe agité: Mick Fleetwood (photo Daniel Achedjian)

Leur répertoire est un patrimoine de la musique américaine, et je dirais même de la musique pop mondiale, supérieure à tout groupe de rock AOR, genre Eagles, Toto, et d’autres. Hélas depuis 1987, le compositeur et excellent guitariste presque épileptique de tant d’énergie déployée, Lindsay Buckingham, s’en est aller, malgré quelques rares apparitions, laissant quand même ses compositions (dont, la plus emblématique, Go your own way) et il fut remplacé par un guitariste rythmique qui assurait le chant masculin correctement, Mick Campbell, ex Tom Petty, et un guitariste soliste très basique, Neil Finn. En résumé, l’addition des deux, n’arrivait pas à la somme de Buckingham. Vous allez penser que cette chronique est négative, mais elle est écrite à froid, une semaine après la prestation. Et votre humble journaliste rock (si ça existe encore) a chanté les 22 titres du répertoire, qui ne comportait aucune nouveauté, mais qui enchaina perle sur perle, tel que landslide, Dreams, Sarah, Little lie, Monday morning, et une bonne partie des albums enregistrés entre 75 et 77. Et oui, j’ai aimé et cette semaine sont arrivé dans mon courrier des ticket pour:

Stevie Nicks
Stevie Nicks, sa blonde chevelure cacha les imperfections (photo Daniel Achedjian)
Mike Campbell
Mike Campbell, en substitut de Lindsay Buckingham (photo Daniel Achedjian)

 

 

 

 

 

 

 

 

Bryan Ferry, Mark Knopfler, The B52’s, Joe Jackson, Paul Weller, et la réunion de Stevie Wonder avec Lionel Ritchie à Hyde Park (Londres). Je ne sais pas trop ce qui me fera bouger, mais tant que le Brexit n’a pas développé son virus, c’est encore le moment. Quant aux nombreux festivals d’été d’Europe, ne croyez pas qu’ils ne se reposeront que sur les piliers qui feront déplacer les foules. De nombreux groupes ultra intéressants comme The Nationals, The Raconteurs ou House and Land, viendront tenter de prouver que le rock est une musique de jeune, même si l’on sait que c’est du flanc et qu’avec ma bande de bikkers, quand on voit des jeunes, on sort nos chaînes de motos…Non mais ! Ils vont pas nous gâcher la fête les moucheurs de lait !! (Et ils ont intérêt à courir car Suzy Quatro vient avec son nouvel album et sa basse, achetée en 1965, aussi tranchante que celle de Gene Simmons de Kiss…On a de quoi voir venir !)

Wechter
Wechter, un air de Woodstock pour ouvrir les festivals d’été (photo Daniel Achedjian)


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