Le disque qui changea la musique populaire (2)

L'album qui conquit les USA en 1964
L’album qui conquit les USA en 1964

Peut-être énervé mais calme, Après deux heures de show, quittant la scène pour aller aux nouvelles, João trébucha de vilaine manière sur un des retours son. Tandis que l’équipe du concert s’affola, João se releva, pris sa guitare, avec un flegme tout britannique

Une fois Astrud arrivée avec ses musiciens, la salle était à moitié vide, mais João proposa aux plus courageux et mélomanes de se réunir près de la scène. On se serait cru dans l’appartement des Novos Bahianos en 1970 ! Je mentirais en affirmant qu’à cette époque, tout le répertoire du bahianais m’était familier, loin de là, (excepté les œuvres les plus connues de Jobim, Menescal, Lyra…), mais je me souviendrai toujours que deux titres qui m’étaient alors inconnus : « Izaura » et « Eu vim da Bahia », m’ont obsédé par la suite

joao gilberto
Joao Gilberto, anées 90, photo internet divulgation

Il y a trois ans, un producteur  renommé de nombreux shows, grand ami de Miucha -1937-2018 (je tais son nom sans son accord), et qui s’était souvent rendu dans l’appartement du chanteur, m’avait vendu à prix d’ami le fameux « Getz/ Gilberto », sorti en 1964, et qui fut le point de départ de la mode « bossa nova » aux USA.

L'intérieur du disque
L’intérieur « gatefold » du disque. La dédicace, se trouve dans la partie supérieure

« A Garota de Ipanema » (« The Girl from Ipanema), qui en était extraite fut un succès planétaire, avec Stan Gets au saxophone – mixé un rien trop fort comme d’habitude-, Astrud (voix), Tom Jobim -compositeur, piano- João Gilberto (voix, guitare), Vinicius de Moraes -texte portugais- Norman Gimbel -texte anglais. L’enregistremant fut loin d’une partie de plaisir, mais soit…
Posséder une issue originale de l’album, serait déjà une belle pièce à exhiber lors d’une belle soirée entre amis !

Mais ce qui rendit mon regard « halluciné », c’est qu’il était agrémenté d’une dédicace soignée (voir photo). Quant au son, croyez-moi sur paroles, je n’ai décelé aucun défaut, aucun bruit. Seul la pochette avait souffert un peu. Je devine qu’il n’avait pas été joué, ou alors avec le maximum de soin.

La dédicace et un son irréprochable
La dédicace et un son irréprochable

Inutile de vous compter la vie de ce maître dont l’importance avait déjà davantage conquis le monde plus que dans son propre pays depuis qu’il avait décidé de rester en Amérique du Nord et au Mexique, mais, pour la petite anecdote, je tenais à dire qu’avec mon portugais précaire de l’époque, « Chega de saudade » – Ruy Castro (Companhia da Letra), fut le premier livre dans la langue de Camões que j’arrivais à terminer, entouré d’une série de dictionnaires.
D’une page par jour, le rythme vers le mileu du livre, arrivait à une dizaine. Seul regret, le livre sortit en diverses langues, mais étonnement pas en français. A moins qu’à cette heure, mes sources soient incomplètes.
Quant au disque signé ? Estimez-le comme bon vous semble…Pour cette œuvre, je sors du jeu du « marketing »

PS : d’une extrême exigence, João, n’aurait pas aimé le son d’une vidéo. Mais pour mon seul plaisir, je m’en offre une…en attendant une émission sur Radio Judaica….

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