João Gilberto, pas de biographie! (1)

Joao Gilberto
Joao & Astrud Gilberto (début 1960)

…Vous en trouverez plus qu’il n’en faut. Pour évoquer ce musicien et ce personnage excentrique, je me suis donné 5 minutes, distillant les premières idées ou souvenirs…Souvenir de trois concerts, qui, sans être Brésilien, m’ont permis de voir sa guitare, et son banc  spartiate, où il semblait entrer en prière quand les lumières s’éteignaient. Le seul élément réellement sophistiqué était son microphone. La disparition de João Gilberto est réellement un moment important qui compte dans la musique populaire. Puissent les générations futures, s’en rendent compte. Il était un morceau du Brésil aux yeux du monde.

Quand j’ai découvert les nombreuses musiques du Brésil en 1990, jusqu’à ce jour, j’ai, comme beaucoup de bons élèves étrangers, commencer par me laisser chalouper par la Bossa Nova, cette musique qui mélange les harmonies complexes du jazz (« Chega de Saudade » : 28 accords pour une minute 59).
Un peu comme, en 1975, j’ai fait mes classes « pop rock » avec les Beatles.

Affiche Viva Brazil 1990
Durant quelques anées, « Viva Brazil », était, avec Montreux, le festival numéro 1 à Bruxelles
joao gilberto
Joao Gilberto, anées 90, photo internet divulgation

Le hasard fit que, cette même année, João se produisait au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, pour un concert marathon, accompagné par sa première épouse, Astrud Gilberto (née Astrud Angelina Weinert, en 1940, dans l’état de Bahia).
Elle venait de se produire en Allemagne, mais des problèmes techniques à l’aéroport de Frankfurt, l’amena dans la capitale belge plus d’une heure en retard.
João eut le respect de continuer à jouer (prenant des nouvelles de la situation).
Après plus de 2 heures 45, une moitié du public perdit patience, mais je pris l’heureuse décision d’attendre.

Peut-être énervé mais calme, Après deux heures de show, quittant la scène pour aller aux nouvelles, João trébucha de vilaine manière sur un des retours son. Tandis que l’équipe du concert s’affola, João se releva, pris sa guitare, avec un flegme tout britannique

Une fois Astrud arrivée avec ses musiciens, la salle était à moitié vide, mais João proposa aux plus courageux et mélomanes de se réunir près de la scène. On se serait cru dans l’appartement des Novos Bahianos en 1970 ! Je mentirais en affirmant qu’à cette époque, tout le répertoire du bahianais m’était familier, loin de là, (excepté les œuvres les plus connues de Jobim, Menescal, Lyra…), mais je me souviendrai toujours que deux titres qui m’étaient inconnus : « Izaura » et « Eu vim da Bahia », m’ont obsédé par la suite

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