Les passionnés sont rares, ou ils sont ruinés !

Même lepremier album de Roxy Music 1972) a eu droit à son coffret de luxe récemment
Même lepremier album de Roxy Music (1972) a eu droit à son coffret de luxe récemment

Revenons dans le temps, il y a quelques années quand le compact voyait ses ventes déclinées. L’époque du cd (qui pourrait très bien revenir)
Ce furent alors les sorties dans les grandes surfaces des LP de 180 grammes, généralement des albums cultes comme Os Mutantes, Tim Maia, Jorge Ben, Chico Science, Os Novos Baianos, Azymuth, et quelques autres encore. Le prix est prohibitif (et je me fouette chaque jour d’avoir acheté un Los Hermanos à 150 reais). Impossible de vous donner le prix en euros aujourd’hui.

Nous croyions tous à une mode de cinquantenaires nostalgiques. Mais voyez-vous, ce n’est pas qu’en politique que les brésiliens ont la mémoire courte. Nous pensons tous que ce qui est passé n’existe plus. Et nous, gringos, jouons le jeu en pensant stupidement que les vinyles que nous avons vendus en 1980, allaient finir dans les machines à compresses, tel celles qui écrasent les voitures. Bien sûr les nostalgiques continuent à acheter les galettes, et les DJ’s ont eu leurs rôles dans la renaissance de certains artistes. Et n’oublions pas le fameux « maxi12’’, » un produit qui eut une importance durant une époque sur le marché.

Seuls manquent les CDs
Seuls manquent les CDs

Et bien non, notre petit cerveau n’a pas pensé que les LP’s pouvaient se garder précieusement, parfois même, dans un état de conservation étonnant (voir le post de Joao Gilberto), dans des hangar géant et que des tonnes de stock se trouvent encore un peu partout… Et là, on réfléchit ! Au lieu de payer un Los Hermanos à 150 reais, on peut se payer un Ronny Von, un Angela Maria ou un des premier Paulinho da Viola pour 30 reais. Qui échangerait ? D’autres étapes ont suivi qui ont confirmé sérieusement le LP’s, même si le MP3 reste roi et le restera. Et de nombreux convertisseurs illégaux, s’obtiennent facilement, pouvant multiplier les vidéos Youtube. Il n’y a pas de secret, en 15 minutes, j’ai fait l’exercice de réunir 40 vidéos dans une playlist Itunes, et trois minutes plus tard, j’’avais un acheteur pour 5 ou reais. Car si le bootleg vinyle est encore cher, le DVD, c’est le prix d’une friandise.
Je passe quelques chapitres, et on se rend compte que, si déjà la réédition officielle en CD prenait le dessus du marché (principalement des compilations), le marché du vinyle, emmené par le Record Store day, il y a 12 ans, a fait revivre ce personnage un peu étrange qu’est le collectionneur.

  1. Même le Jazz a sa place, les années "Verve" 62-66, bossa nova de Stan Gets
    Même le Jazz a sa place, les années « Verve » 62-66, bossa nova de Stan Gets

    Je résume : le Record Store Day était une bonne idée en soit, mais comme toujours, quand cela marche, il attire des acheteurs qui n’auraient même pas fait attention aux productions de ce jour béni. Mieux vaut le prendre comme une fête de rencontres de mélomanes. Le marché sort des sous-produits sous forme de coffrets, beaux certes, des albums complet, soignés avec book, l’album original en vinyle, un autre avec des versions inédites, et tant qu’à faire, les cd identiques, et le bon qui vous permet de mettre l’album en format dématérialisé MP3, l’œuvre dans l’ordinateur. Ajoutez à cela des copies de tickets de shows, posters, et j’en passe, emballé dans un coffret solide. Ah !! Stop !! Comme vous en prenez l’habitude, pour ne pas que le post vous saoule, la suite est pour le prochain texte. Et croyez-moi, les marchands voient loin…Mais on en reparle, car certains qui gèrent le matériel musical des artistes disparus, ont appris à le faire intelligemment. On passe en quelque sorte dans le marché du bootlegger officiel

livre, The Bootleg
Et sile retour du vinyle n’étairpas simplement la nécéssité de collectionner

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